Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a été interrompu lundi peu après l'annonce par le président américain Donald Trump d'un blocus naval visant les ports iraniens à partir de 14h GMT.
Cette décision a suscité de vives réactions de la part des gouvernements d'Europe, d'Asie et du Moyen-Orient, faisant craindre pour la sécurité énergétique et la stabilité régionale.
Iran
Les forces armées iraniennes ont déclaré que les restrictions américaines imposées aux navires dans les eaux internationales "s'apparentent à de la piraterie" et ont averti que Téhéran mettrait en place un "mécanisme permanent" pour contrôler le détroit d'Ormuz.
Des responsables ont également affirmé que si les ports iraniens étaient menacés, aucun port du Golfe ou du golfe d'Oman ne serait à l'abri d'attaques.
Türkiye
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a indiqué que la Türkiye soutenait la réouverture du détroit d'Ormuz par des moyens pacifiques et a averti que toute intervention armée internationale se heurterait à de sérieuses difficultés.
Il a ajouté que la communauté internationale souhaitait une navigation libre et sans entrave dans le détroit.

Chine
La Chine a appelé au calme et à la retenue de toutes les parties, affirmant qu'un transit sûr et sans entrave dans cette voie maritime servait les intérêts de la communauté internationale.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a déclaré: "Maintenir la sécurité, la stabilité et la fluidité de cette voie maritime essentielle sert l'intérêt commun de la communauté internationale."
La Chine est prête à collaborer avec toutes les parties pour garantir la sécurité et l'approvisionnement énergétiques, a-t-il ajouté.
Espagne
La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, a déclaré que le blocus naval américain "n'a aucun sens" et a averti qu'il exacerbait les tensions.
Elle a qualifié cette mesure “d'escalade supplémentaire”, plongeant la région dans une instabilité accrue. "C'est un épisode de plus dans cette spirale infernale dans laquelle nous sommes entraînés", a-t-elle déclaré.
Royaume-Uni
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a déclaré que le Royaume-Uni ne soutiendrait pas le blocus et ne se laisserait pas entraîner dans le conflit malgré les pressions croissantes.
Il a ajouté qu'il était essentiel de rétablir au plus vite le plein accès au détroit d'Ormuz afin de protéger le transport maritime mondial et la stabilité.
"Il est, à mon sens, vital que le détroit soit ouvert et pleinement accessible. C'est là que nous avons concentré tous nos efforts ces dernières années et que nous continuerons de déployer", a déclaré Starmer.
Allemagne
Le chancelier Friedrich Merz a averti que l'économie allemande, déjà fragilisée, subirait les conséquences du choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient pendant une période prolongée.
"Nous continuerons à ressentir les conséquences de cette guerre pendant longtemps, même après sa fin", a-t-il déclaré, tandis que son gouvernement annonçait des mesures de soutien, notamment une baisse des taxes sur les carburants.
ANASE
L'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) a appelé au rétablissement d'un transit sûr, libre et continu à travers le détroit d'Ormuz, exhortant toutes les parties à garantir la sécurité des marins et des navires.
Elle a également exhorté Washington et Téhéran à poursuivre les négociations en vue d'une fin permanente du conflit et d'une stabilité régionale durable.






