L'Algérie a décrété trois jours de deuil national suite au décès de l'ancien président Liamine Zeroual à l'âge de 84 ans, marquant la disparition d'un dirigeant largement considéré comme une figure stabilisatrice durant l'une des périodes les plus tumultueuses du pays.
Ancien militaire, Zeroual est décédé dans un hôpital militaire d'Alger des suites d'une grave maladie, a annoncé la présidence, ajoutant que les drapeaux seraient mis en berne dans tout le pays.
Né à Batna en 1941, il a gravi les échelons de l'Armée de libération nationale (ALN), qui a combattu le régime colonial français.
Un dirigeant en temps de conflit
Zeroual a pris le pouvoir en 1994, en pleine guerre civile algérienne, dirigeant un gouvernement de transition alors que le pays était en proie à la violence et à l'instabilité politique.
Il organisa ensuite la première élection présidentielle multipartite d'Algérie en 1995, remportant un mandat décisif perçu comme un pas vers le rétablissement de l'ordre politique.
Un départ inattendu, un héritage durable
En 1998, Zeroual surprit cependant nombre de personnes en démissionnant avant la fin de son mandat, ouvrant la voie à Abdelaziz Bouteflika, qui dirigera l'Algérie pendant deux décennies.
Malgré son départ prématuré, Zeroual demeura une figure respectée de la vie publique, se tenant largement à l'écart de la politique tout en conservant une réputation d'intégrité et de retenue.
Sa disparition marque la fin d'une période charnière de l'histoire moderne de l'Algérie, une période où le pays, en proie au conflit, préparait le terrain pour une transition politique.
















