POLITIQUE
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FIFA: L'UEFA, l'AFC et la Concacaf envisageraient une motion de censure contre Infantino
L'idée d'éjecter Gianni Infantino de la FIFA avant la fin de son mandat fait son chemin. L'UEFA, l'AFC et la Concacaf envisagent une motion de censure contre le patron du football mondial, rapporte Reuters.
FIFA: L'UEFA, l'AFC et la Concacaf envisageraient une motion de censure contre Infantino
Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin (à droite), avec le président qatari du Paris Saint-Germain, Nasser al-Khelaifi à Paris, le 8 avril 2026. / AFP Archive

Trois confédérations régionales de football envisagent une motion de censure pour tenter de destituer le président de la FIFA, Gianni Infantino, après que ce dernier les a irritées en proposant de vendre une participation dans la Coupe du monde à des investisseurs privés, ont indiqué à Reuters de hauts responsables proches du dossier.

L'Union des associations européennes de football (UEFA), la Confédération asiatique de football (AFC) et la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) étudient cette possibilité, selon ces mêmes sources. Reuters n'a trouvé aucun précédent dans les 122 ans d'histoire de la FIFA concernant un vote de censure contre un président en exercice.

"Il n'y a pas d'issue", a déclaré une source, sous couvert d'anonymat en raison de la sensibilité des discussions. "Soit il part à l'amiable et décide de ne pas se représenter en mars, soit il part par la force", a-t-elle ajouté, faisant allusion à une possible motion de censure.

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Selon les statuts de la FIFA, son Conseil peut convoquer un Congrès extraordinaire à tout moment et est tenu de le faire si au moins un cinquième des 211 associations membres soumet une demande écrite précisant les points qu'elles souhaitent inscrire à l'ordre du jour.

Le Congrès extraordinaire doit être convoqué dans un délai maximal de trois mois, et chaque association participante dispose d'une voix. Les statuts de la FIFA ne contiennent aucune disposition spécifique régissant une motion de censure contre son président.

La FIFA n'a pas répondu à la demande de commentaires de Reuters.

La voie d’un Congrès extraordinaire

L'UEFA n'a pas commenté directement l'éventualité d'une motion de censure et a renvoyé Reuters à une déclaration antérieure dans laquelle elle affirmait que l'examen de la direction et de la gouvernance de la FIFA devait être "complet et fondamental" et qu'"aucune option ne devait être exclue".

La Concacaf a également évité de commenter directement et a renvoyé Reuters à une déclaration conjointe antérieure avec l'UEFA et l'AFC, dans laquelle elles accusaient la direction de la FIFA d'une grave rupture de confiance. L'AFC n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Infantino a déclaré son intention de se représenter lors du Congrès de la FIFA prévu en mars 2027 et conserve un soutien considérable parmi les associations membres de l'organisation, notamment la Confédération africaine de football (CAF).

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La FIFA a présenté ses excuses à ses associations membres pour les erreurs commises dans le traitement de la proposition. La semaine dernière, six fédérations arabes de football, dont celles du Qatar et du Maroc, coorganisateur de la Coupe du monde 2030, ont publiquement exprimé leur soutien à Infantino. La direction de la FIFA a réaffirmé son soutien indéfectible au président après une réunion de crise tenue au Maroc début août.

Un haut responsable proche du dossier a confié à Reuters que, bien que les trois confédérations aient soutenu la tenue d'un vote de défiance, on craignait qu'un échec ne renforce Infantino, ne démontre qu'il conserve un soutien électoral et ne consolide sa position avant l'élection présidentielle prévue en mars 2027.

Infantino subit une forte pression depuis l'échec de sa proposition de vendre une participation minoritaire dans une nouvelle entité commerciale de la FIFA à des investisseurs privés. Cette entité aurait contrôlé les droits commerciaux de la Coupe du monde, la plus prestigieuse compétition de football.

La FIFA prévoit que ses recettes pour le cycle 2023-2026 dépasseront les 15 milliards de dollars, générés principalement lors de l'année de la Coupe du monde 2026.

Trois des six confédérations continentales de la FIFA – l'UEFA, l'AFC et la Concacaf – se sont opposées à la proposition et ont depuis lors vivement critiqué la direction d'Infantino, pointant du doigt des lacunes en matière de transparence, de consultation et de gouvernance.

La crise s'est aggravée cette semaine avec le départ du directeur général des opérations de la FIFA, Kevin Lamour, qui avait critiqué le projet d'investissement et affirmé que le personnel avait été "trompé" au sujet de ce qu'il décrivait comme un projet mené par une seule personne. La FIFA n'a pas expliqué les raisons de son départ.

Le vice-président de la FIFA, Sándor Csányi, a retiré son soutien à Infantino cette semaine, déclarant que le départ de Lamour était "la goutte d'eau qui fait déborder le vase".

Les soutiens d’Infantino

Les détracteurs d'Infantino font toutefois face à des obstacles importants.

Aucun rival n'a publiquement annoncé sa candidature avant la date limite du 18 novembre, et Infantino conserve le soutien de certaines associations membres de la FIFA.

Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a déclaré la semaine dernière qu'Infantino bénéficiait toujours du soutien de l'Afrique et que son avenir devait être décidé par les membres de la FIFA lors des élections.

Selon la proposition d'investissement rejetée, les fédérations auraient pu accéder à un capital exceptionnel de 20 millions de dollars pour les infrastructures, la formation des entraîneurs, les équipes nationales, les compétitions, le football amateur et le football féminin.

"Ceux qui souhaitent défier Infantino aux urnes doivent se manifester", a déclaré Fleetwood Haiya, président de la Fédération malawite de football, à Reuters la semaine dernière.

"Ils doivent nous expliquer leur programme. En tant que représentant de la Fédération malawite, je dois comprendre ce qu'ils comptent apporter au Malawi".

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SOURCE:TRT français et agences