La candidate du RN a confirmé vouloir proposer aux Français "une grande loi de lutte contre les idéologies islamistes", qui comprendrait notamment "la pénalisation du voile islamiste dans l’espace public".
La mesure serait soumise à référendum au cours de son éventuel quinquennat.
Le projet avait été relancé ces derniers jours par Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et président délégué du groupe à l’Assemblée nationale.
Interrogé sur BFMTV, celui-ci a confirmé que le parti entendait interdire le port du voile islamique dans l’espace public en cas de victoire de Marine Le Pen. Il a également évoqué une amende pour les femmes qui ne respecteraient pas cette interdiction.
L’interdiction du voile dans l’espace public figure depuis 2012 parmi les propositions de Marine Le Pen. Le RN envisage désormais de recourir au référendum afin de faire adopter cette mesure, alors que sa conformité au droit constitutionnel est invalide.
Le droit français n’interdit pas actuellement le port du voile islamique laissant le visage découvert dans l’espace public. Depuis 2010, la loi interdit en revanche la dissimulation du visage dans l’espace public, une disposition qui concerne notamment le niqab et la burqa.
Dans les établissements scolaires publics, la loi de 2004 interdit par ailleurs aux élèves le port de signes ou de tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse. Cette interdiction ne s’applique pas de manière générale aux femmes portant le voile dans la rue, les transports ou les commerces.
Le projet du RN constituerait donc une extension importante des restrictions actuellement en vigueur.
Le recours au référendum est présenté par Marine Le Pen comme un moyen de faire trancher directement la question par les électeurs.
Il soulève néanmoins des interrogations juridiques, notamment sur la possibilité de soumettre une telle mesure à référendum et sur son articulation avec les principes constitutionnels de liberté religieuse et d’égalité devant la loi.
Le débat porte également sur les modalités d’application de l’interdiction et sur les sanctions qui pourraient être prévues.
Jean-Philippe Tanguy a évoqué une amende pour les contrevenantes, en la comparant à la sanction applicable aux automobilistes qui ne portent pas leur ceinture de sécurité.
Le RN entend inscrire cette proposition dans un ensemble plus large de mesures visant, selon ses dirigeants, à lutter contre les "idéologies islamistes".
Marine Le Pen devra toutefois encore justifier les modalités exactes du projet liberticide et du référendum dans son programme pour la présidentielle de 2027.






















