Washington et Téhéran se rendent coup pour coup. L'armée américaine a annoncé avoir lancé de nouvelles frappes contre l'Iran. Cela fait suite à la destruction d'un hélicoptère d'attaque américain Apache dans la nuit.
Aussitôt, l'Iran a réagi. Téhéran a annoncé mercredi 10 juin avoir visé des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie, en représailles.
La télévision d'État iranienne a annoncé que des explosions et des sirènes de défense aérienne ont été entendues dans plusieurs villes côtières iraniennes, notamment à Sirik et sur l'île de Qeshm.
Le commandement central américain a déclaré mardi dans un communiqué que des frappes d'autodéfense avaient débuté à 17 h, heure de Washington, sur ordre du président Trump.
"Cette mission constitue une réponse proportionnée à l'agression iranienne injustifiée", a précisé le commandement central.
L'agence de presse iranienne Mehr, citant des habitants, a fait état d'explosions massives dans la région de Sirik.
Les médias d'État iraniens ont rapporté que l'île de Qeshm et le port de Bandar Abbas avaient également été attaqués.
Trump a promis une riposte
"Je pense qu'il est très important de réagir. Ils ont abattu un hélicoptère, et nous réagissons en ce moment même", a déclaré Trump à ABC News au sujet des frappes de représailles américaines contre l'Iran.
"C’est une réponse à ce qu’ils ont fait… avec notre hélicoptère hier soir, et je crois que la réponse doit être très forte, très puissante, et c’est le cas ici", a ajouté le président américain.
Par ailleurs, le site d'information Axios, citant un haut responsable américain, a rapporté que les forces militaires américaines avaient attaqué plusieurs batteries de défense aérienne et systèmes radar iraniens aux alentours du détroit d'Ormuz.
Axios a indiqué qu'une deuxième série de frappes était en cours en Iran, ciblant également les systèmes de défense aérienne et les radars.
Le cessez-le-feu est plus que fragile alors même que Donald Trump annonçait en début de semaine un accord tout proche.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a également averti que les forces militaires étrangères opérant près de l'Iran "courent des risques", et leur a demandé de quitter la région.
Lire aussi: L'Iran et Israël suspendent leurs frappes l'un contre l'autre





















