Dans son communiqué, la préfecture souligne que les revendications associées à ce rassemblement sont susceptibles de “favoriser la provocation, la discrimination ou la haine” envers certains groupes en raison de leur origine.
Les autorités évoquent également un risque de troubles à l’ordre public, notamment en raison d’appels à une contre-manifestation.
Des mobilisations opposées, relayées sur les réseaux sociaux sous le slogan “pas de nazis à Saint-Denis”, laissaient craindre des affrontements.
Le rassemblement devait se tenir samedi à 14 heures devant la basilique de Saint-Denis. Le collectif entendait y défendre des positions hostiles à l’immigration et dénoncer ce qu’il qualifie “d’islamo-gauchisme”.
Fondé en 2009 par Carl Lang, ancien cadre du Front national, le mouvement est dirigé depuis 2019 par Thomas Joly.
Cette interdiction intervient une semaine après une importante mobilisation contre le racisme à Saint-Denis, organisée à l’initiative du maire Bally Bagayoko, qui avait rassemblé plusieurs milliers de personnes.











