"Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de TROIS SEMAINES", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social à l'issue d'une nouvelle réunion entre des représentants des deux pays à Washington.
En vigueur depuis le 17 avril, la trêve, qui devait initialement s'achever dimanche, a offert un certain répit à la population libanaise, dans un conflit qui a déjà fait plus de 2 400 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars.
Donald Trump a assuré que les États-Unis "vont collaborer avec le Liban afin de l'aider à se protéger contre le Hezbollah".
Le Hezbollah a rejeté ces pourparlers et poursuit ses opérations dans le sud du Liban, où Israël entend créer une zone tampon au prix de destructions de villages et de bombardements, qui ont tué mercredi une journaliste libanaise.
Le Hezbollah a lui aussi annoncé avoir tiré des roquettes sur le nord d'Israël en réponse aux "violations" du cessez-le-feu par l'armée israélienne.
"Tout le temps du monde"
Malgré tout, Trump a dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".
Le président libanais, qui a jusqu'à présent écarté la perspective d'une telle rencontre, est attendu vendredi au sommet européen d'Ayia Napa, à Chypre sud, aux côtés de ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et syrien Ahmed al-Chareh et du prince héritier de Jordanie Hussein ben Abdallah.
Les Vingt-Sept ont fait savoir qu'ils entendaient évoquer "la situation au Liban et les pourparlers entre Israël et le Liban" et entretenir un "dialogue intensif" avec les États de la région.
Près de deux mois après son déclenchement, le 28 février, par Israël et les États-Unis, la guerre contre l'Iran continue de peser sur les marchés de l'énergie et sur l'économie mondiale, malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.
Le trafic est à l'arrêt dans le détroit d'Ormuz, par où transitaient avant le conflit 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain.
Vendredi matin, les cours du pétrole ont encore progressé en Asie, avec le WTI à plus de 97 dollars et le Brent de la mer du Nord à près de 107 dollars.
Donald Trump a assuré que le temps jouait contre Téhéran à mesure que se réduisent ses exportations de pétrole. "J'ai tout le temps du monde, mais ce n'est pas le cas de l'Iran", a-t-il écrit jeudi sur Truth Social.

















