Le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a appelé dimanche à la constitution d'une "unité populaire" en vue de l'élection présidentielle française de 2027, estimant que "la victoire est possible".
S'exprimant à Valence, dans le sud-est de la France, lors de la clôture des universités d'été de son mouvement, Mélenchon a également affirmé qu'il ne se considérait pas comme un "homme providentiel".
Concernant la prochaine présidentielle, le responsable de LFI a estimé que "le plus important, ce n'est pas le nombre de candidatures" mais "le nombre d'électeurs". Il a appelé à ne poser "à aucun moment" d'obstacle à la constitution d'une "unité populaire".
Mélenchon a par ailleurs dénoncé le modèle néolibéral du "chacun pour soi" et plaidé pour un changement politique majeur. Il a assuré que la gauche pouvait remporter l'élection présidentielle de 2027.
Sur le plan économique, le leader de LFI a annoncé qu'en cas d'arrivée au gouvernement, il entendrait "remettre de l'ordre dans les comptes publics". Il a notamment évoqué une augmentation de la fiscalité sur les grandes fortunes et certaines multinationales, une taxe sur les "superprofits", une augmentation des salaires ainsi que la suppression de certaines niches fiscales.
Il a également appelé la Banque centrale européenne (BCE) à envisager le gel d'une partie de la dette des États, notamment celle contractée pendant la pandémie de Covid-19.
Abordant la question climatique, Mélenchon a estimé que le changement climatique ouvrait "une ère totalement nouvelle de la civilisation humaine" et appelait à transformer les modes de vie, de production et d'échange.
Son intervention intervient alors que les formations politiques françaises commencent à se positionner en vue de la présidentielle de 2027.
À droite et au centre, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe a notamment appelé ces derniers jours à un rassemblement des forces politiques de son camp entre novembre et février.
À gauche, le député socialiste Jérôme Guedj plaide pour l'organisation d'une primaire, tandis que Raphaël Glucksmann, dirigeant de Place publique, doit préciser ses intentions concernant une éventuelle candidature à la présidentielle.
La gauche française reste divisée sur la stratégie à adopter en vue de 2027. La France insoumise, le Parti socialiste, les écologistes et les communistes peinent notamment à s'accorder sur une candidature commune, malgré leur coopération lors des élections législatives anticipées de 2024.
Mélenchon a déjà engagé son positionnement en vue de 2027 et appelle les autres forces de gauche à soutenir sa démarche. Lors d'une réunion organisée en juin à Saint-Denis, il avait également plaidé pour un rassemblement autour de sa candidature.
D'autres candidatures potentielles se dessinent également, notamment celles d'Édouard Philippe et de Gabriel Attal, alors que les discussions sur d'éventuelles alliances devraient se poursuivre dans les prochains mois.
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