Lors d'une conférence de presse clandestine du Front de libération nationale corse-Union des combattants (FLNC-UC), révélée par Corse-Matin, une quinzaine d'individus cagoulés et armés ont dénoncé le projet de loi constitutionnelle, approuvé le 23 juin par l'Assemblée nationale et dont l'examen au Sénat est prévu à partir du 21 octobre.
Selon eux, ce texte "aboutit à la négation de l'existence de notre peuple" et renie les principales revendications nationalistes.
Le groupe s'en est également pris aux partis nationalistes favorables au processus de Beauvau, qu'il accuse de "duperie sans précédent", ainsi qu'à des responsables politiques, des groupes financiers corses et aux collectifs antimafia.
Le FLNC appelle le mouvement national à créer "un nouveau rapport de force politique", sans préciser les moyens envisagés.
Le communiqué cible aussi ce que le mouvement qualifie de "colonisation de peuplement", dénonçant l'arrivée annuelle de milliers de nouveaux habitants, majoritairement français, ainsi que la multiplication des résidences secondaires.
"Restez chez vous", lance le FLNC aux personnes souhaitant s'installer en Corse, avant d'ajouter : "Dans le cas contraire, ne vous considérez pas en sécurité sur notre territoire national", une menace visant les non-Corses.
Tout en réaffirmant poursuivre ses "efforts de paix", le mouvement affirme vouloir soutenir toute initiative conduisant à "une véritable solution politique" pour la Corse.
Fondé en 1976, le FLNC demeure une organisation clandestine marquée par de nombreuses scissions.
Sa dernière action revendiquée remonte à octobre 2023, lorsqu'une série de 45 explosions avait principalement visé des résidences secondaires et un ancien centre des impôts à Ajaccio, sans faire de victimes.























