Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a comparu mardi devant le tribunal de district de Tel-Aviv pour la 86e fois afin de répondre aux accusations de corruption portées contre lui.
Netanyahu est accusé de corruption, de fraude et d'abus de confiance dans trois affaires majeures de corruption, connues sous les noms d'affaires 1000, 2000 et 4000. Les actes d'accusation ont été déposés fin novembre 2019.
La chaîne israélienne Channel 12 a indiqué que l'interrogatoire de Netanyahu s'était terminé dans l'affaire 4000 et avait débuté dans l'affaire 2000.
L'interrogatoire dans l'affaire 1000 s'est terminé en novembre 2025.
Depuis le début de son procès pour corruption en 2020, Netanyahu nie toute malversation. La loi israélienne n'autorise la grâce présidentielle qu'après aveu de culpabilité.
L'affaire 1000 porte sur des allégations selon lesquelles Netanyahu et des membres de sa famille auraient reçu des cadeaux de grande valeur de la part de riches hommes d'affaires en échange de faveurs et d'une aide dans diverses affaires.
Dans l'affaire 2000, Netanyahu est accusé d'avoir négocié avec Arnon Mozes, éditeur du quotidien israélien Yedioth Ahronoth, afin d'obtenir une couverture médiatique favorable.
L'affaire 4000 concerne des allégations selon lesquelles Netanyahu aurait accordé des avantages à Shaul Elovitch, ancien propriétaire du site d'information israélien Walla et ancien cadre de l'entreprise de télécommunications Bezeq, en échange d'une couverture médiatique favorable.
Outre ce procès pour corruption en Israël, Netanyahu fait l’objet depuis 2024 d’un mandat d’arrêt lancé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans la bande de Gaza, où plus de 72 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont été tuées dans une guerre brutale qui a débuté en octobre 2023.

















