Lors d'une conférence de presse à Nairobi, le président français a martelé qu'il s'en tenait à "cette position", qui est de s'opposer à "tout blocus d'où qu'il vienne", côté américain ou iranien, et de "refuser quelque péage d'où qu'il vienne", afin de "permettre la liberté de navigation".
Il répondait à l'Iran, qui a menacé dimanche d'une "réponse décisive et immédiate" en cas de déploiements français et britannique dans le détroit d'Ormuz, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires dans la région.
"Il n'a jamais été question d'un déploiement, mais on se tient prêt", a insisté Emmanuel Macron.
"Nous avons bâti une mission ad hoc, copilotée avec les Britanniques, qui a rassemblé 50 pays et organisations internationales pour permettre, de manière concertée avec l'Iran et en déconflictant la chose avec tous les pays de la région et les États-Unis, d'assurer dès que les conditions nous permettront la reprise du trafic maritime", notamment pour acheminer les engrais, la nourriture et les hydrocarbures, a-t-il expliqué.
Mise en garde de l’Iran
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a averti dimanche d'une "réponse décisive et immédiate" de l'armée en cas de déploiement français et britannique dans le détroit d'Ormuz, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires dans la région.
"Nous leur rappelons qu’en temps de guerre comme en temps de paix, seule la République islamique d’Iran peut assurer la sécurité dans ce détroit et qu’elle n’autorisera aucun pays à s’ingérer dans ce domaine", a affirmé sur X M. Gharibabadi.
Le Royaume-Uni et la France sont en première ligne pour mettre sur pied une coalition internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, une fois qu’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran aura été conclu.
La France a annoncé la semaine dernière que son porte-avions Charles-de-Gaulle avait franchi le canal de Suez pour se tenir prêt en cas de futur mise en œuvre de cette mission.


















