Les soldats se trouvaient à l'intérieur d'un bâtiment de la base au moment de l'attaque, selon le Wall Street Journal, qui affirme que celle-ci s'est produite vendredi.
Toujours selon ces médias, plusieurs avions de ravitaillement en vol ont également été endommagés lors de l'attaque.
Treize militaires américains ont été tués depuis le début du conflit avec l'Iran le 28 février, dont sept dans les pays du Golfe et six en Irak. Plus de 300 autres ont été blessés.

Un mort à Tel-Aviv
Un homme a été tué et deux, blessés vendredi soir à Tel-Aviv, en Israël, selon les services de secours, après l'annonce par l'armée israélienne de tirs de missiles depuis l'Iran.
Selon le Magen David Adom (MDA), équivalent israélien de la Croix Rouge, un homme de 52 ans a été tué et deux autres hommes de 65 et 50 ans blessés à Tel-Aviv, ainsi que deux autres personnes de 37 et 21 ans à Kuseife, dans le sud du pays, par du shrapnel.
Le chef du commandement intérieur de l'armée israélienne, Miki David, a déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux qu'un appartement d'un "immeuble résidentiel" dans le centre d'Israël avait été victime d'un missile à sous-munitions, qui a provoqué des "destructions considérables".
"L'appartement a été touché par une bombe à sous-munitions (...) qui a traversé le toit, a traversé un étage, puis a explosé au deuxième étage", a-t-il détaillé.
Les bombes à sous-munitions explosent en plein vol et dispersent des dizaines ou des centaines de bombes plus petites sur une zone étendue.
Des images des médias israéliens ont montré un dispositif de secours conséquent déployé à proximité du lieu d'impact.
Peu de temps auparavant, l'armée israélienne avait averti sur Telegram de tirs de missiles depuis l'Iran, ajoutant que "les systèmes de défense" étaient "entrés en action pour éliminer la menace".
Elle avait annoncé l'envoi d'équipes de recherche et de sauvetage vers les zones d'impact, dans le centre du pays.

Des sirènes ont retenti à Jérusalem et des bruits d'explosion ont été entendus à Jéricho, en Cisjordanie occupée.
Plusieurs heures plus tard, l'armée israélienne a fait état d'une nouvelle salve de missiles se dirigeant vers son territoire. Selon des médias israéliens, cette dernière attaque est venue à la fois de l'Iran et du Liban, où l'armée israélienne combat le mouvement pro-iranien Hezbollah.
En début de soirée, Téhéran avait menacé Israël de représailles après des frappes israélo-américaines ayant visé, vendredi, deux sites nucléaires ainsi que deux complexes sidérurgiques majeurs en Iran.
Les services d'urgence et les autorités israéliennes avaient indiqué que les attaques avaient tué 18 personnes du côté israélien depuis le début de la guerre il y a un mois.
A Téhéran, un journaliste a entendu une dizaine de violentes explosions samedi à l'aube et vu des panaches de fumée noire s'élever depuis l'est de la capitale. Peu de temps plus tard, comme lors des nuits précédentes, l'armée israélienne a annoncé être en train de "frapper des cibles du régime" dans la ville.
La centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, a été frappée pour la troisième fois en dix jours, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) citant des responsables iraniens.
Même si aucun dégât sur le réacteur actif et aucune fuite radioactive n'ont été signalés, le directeur de l'AIEA Rafael Grossi a de nouveau appelé "à une retenue militaire maximale pour prévenir le risque d'un accident nucléaire".
La guerre a été déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran. Depuis, le conflit touche durement les populations civiles dans la région et entraîne des perturbations sur la distribution de gaz et de pétrole qui bouleversent l'économie mondiale.
Des pays du monde entier ont annoncé ces derniers jours des mesures pour répondre à la flambée des prix de l'énergie provoquée par le conflit.

Espoir de négociations
Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a déclaré, vendredi, qu'il s'attendait à ce que les objectifs de guerre de Washington en Iran soient atteints dans "les deux prochaines semaines".
"Quand nous en aurons fini avec eux, dans les deux prochaines semaines, ils seront plus affaiblis qu'ils ne l'ont été dans l'histoire récente", a affirmé le ministre américain à des journalistes à l'issue d'une réunion du G7 près de Paris.
Rubio a aussi estimé que les Etats-Unis pouvaient encore atteindre leurs objectifs sans l'envoi de troupes au sol. Alors que, selon le Wall Street Journal et le site d'informations Axios, Washington envisage d'envoyer au moins 10.000 soldats supplémentaires dans la région.
"Posez le pied sur le sol iranien, et 150 dollars deviendra le prix plancher du pétrole", a promis le vice-président iranien Esmael Saghab Esfahani sur X. Le cours du Brent a terminé en hausse vendredi à plus de 112 dollars.
L'émissaire américain Steve Witkoff a, quant à lui, dit avoir l'espoir de tenir des discussions dans la semaine avec l'Iran, qui continue de riposter.










