Donald Trump affectionne les effets d’annonce, mais cela fait près de 40 fois qu’il annonce un accord imminent avec l’Iran. Trente-neuf fois exactement, soit une annonce tous les deux jours depuis le 23 mars.
Cette fois, il a même suggéré que la signature pourrait intervenir ce week-end.
En parallèle, l’Iran tempère l’enthousiasme américain et déclare étudier un texte qu’il n’a pas encore décidé de signer.
L’autorité maritime iranienne a annoncé fermer totalement "jusqu’à nouvel ordre" le détroit d’Ormuz, alors que le passage d’une vingtaine de navires par jour était jusque-là autorisé. Cette décision intervient à la suite des frappes américaines de ces derniers jours.
Tout le monde essaie de pousser à une signature pour sortir de l’impasse actuelle. Les négociateurs qataris ont repris la main, aux côtés des Pakistanais. L’Égypte a appelé dans la nuit Washington et Téhéran à saisir "l’opportunité" d’un accord pour mettre fin à la guerre, après l’annulation des frappes contre l’Iran par Donald Trump.

Mais de quel accord parle-t-on ?
On sait que l’Iran demande une cessation des frappes israéliennes au Liban et souhaite une réouverture du détroit d’Ormuz, ainsi que la fin des hostilités avant de négocier le dossier nucléaire. Les États-Unis veulent un engagement de non-enrichissement à long terme, tandis que Téhéran souhaite pouvoir reprendre son programme plus rapidement.
Ce matin, les fuites proviennent de la presse israélienne et du bureau du Premier ministre israélien. Benyamin Netanyahu a fait savoir hier soir que Donald Trump avait promis que tout accord entre l’Iran et les États-Unis inclurait des engagements visant à retirer le matériel nucléaire enrichi de Téhéran.
Les deux hommes se sont entretenus par téléphone et, sur X, Netanyahu a exprimé "sa gratitude pour l’engagement du président (américain) Trump selon lequel l’accord final, à l’issue des négociations, inclura l’élimination de l’uranium enrichi, le démantèlement des infrastructures d’enrichissement, des limites à la production de missiles, ainsi que la fin du soutien de l’Iran à ses supplétifs terroristes dans la région".
S’agit-il d’un effet d’annonce de la part d’un dirigeant qui s’apprête à entrer en campagne électorale ? Pour l’instant, les prix du pétrole brut restent autour de 90 dollars le baril. Mais la reprise des frappes ces derniers jours et l’incertitude persistante autour des négociations pourraient relancer la hausse des cours.























