Bezalel Smotrich a exigé des excuses du chancelier allemand Friedrich Merz après que ce dernier a mis en garde contre ce qu’il a qualifié “d’annexion de facto” de la Cisjordanie occupée.
Lors d’un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Friedrich Merz s’est dit lundi être “profondément préoccupé par les développements dans les territoires palestiniens”. “Il ne doit pas y avoir d’annexion de facto de la Cisjordanie”, a-t-il insisté.
En réaction à ces propos, Smotrich a publié un communiqué virulent, évoquant la Journée de commémoration de l’Holocauste pour critiquer Berlin. Il a affirmé que le dirigeant allemand devrait “baisser la tête et s’excuser mille fois” au lieu “d’oser donner des leçons de morale”, rejetant ce qu’il a qualifié “d’instructions” européennes à Israël.
Le ministre, connu pour ses positions radicales sur la question des terres palestiniennes, a présenté la politique israélienne comme la poursuite d’un “retour” historique vers ce qu’il considère comme une patrie biblique, tout en rejetant les critiques internationales qu’il qualifie d’hypocrisie.
Ses propos interviennent dans un contexte d’inquiétude croissante face aux actions israéliennes en Cisjordanie occupée, où des ONG et des observateurs internationaux alertent sur l’accélération de l’expansion des colonies, les confiscations de terres et la montée des violences commises par des colons illégaux contre les Palestiniens.
Une expansion illégale
Selon plusieurs rapports, les autorités israéliennes ont étendu des avant-postes de colonies, saisi des terres appartenant à des Palestiniens et renforcé le contrôle militaire sur de vastes zones du territoire.
Les communautés palestiniennes font face à des démolitions de maisons, à des déplacements forcés et à des restrictions de mouvement, tandis que les attaques de colons, souvent sous la protection des forces israéliennes, se sont intensifiées ces derniers mois.
La communauté internationale considère largement les colonies israéliennes en Cisjordanie comme illégales au regard du droit international, une position régulièrement réaffirmée par les Nations unies.
Ce nouvel échange illustre les tensions croissantes entre Israël et plusieurs gouvernements européens, alors que les appels à rendre des comptes se multiplient face à des politiques accusées de consolider l’occupation et de compromettre les perspectives d’une paix juste pour les Palestiniens.










