Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dimanche que les États-Unis entamaient une offensive économique décisive contre l'Iran, après, selon lui, le démantèlement des capacités militaires et nucléaires iraniennes par l'administration Trump.
"Nous entrons maintenant dans la phase finale. À l'aube, nous lancerons une offensive économique sans précédent – la plus grande offensive financière jamais menée contre un adversaire." Une initiative aussitôt rejetée par Téhéran.

Le nouveau chef de la sécurité iranienne, Mohsen Rezaei, a mis en garde les producteurs de pétrole de la région contre tout soutien aux efforts américains visant à renforcer l'isolement économique de l'Iran. Pour lui, Téhéran pourrait riposter contre leurs intérêts et perturber les exportations de pétrole de la région.
Rezaei a déclaré que tout pays participant à des mesures visant à restreindre l'économie iranienne serait traité comme un ennemi.
"Tout pays qui s'associe à la mise en place de restrictions économiques à notre encontre sera considéré par nous comme un ennemi", a déclaré Rezaei à la télévision d'État iranienne.
Les menaces de l’Iran
Du reste, l'Iran a averti que les navires ne respectant pas ses règles de transit dans le détroit d'Ormuz s'exposeraient à des amendes, à une immobilisation ou à une saisie lors de leurs traversées ultérieures.
Cet avertissement a été émis dimanche par l'Autorité iranienne du détroit du Golfe persique dans un communiqué publié sur la plateforme de médias sociaux américaine X.
Ballet diplomatique à Téhéran
La diplomatie s’active pour faire baisser la tension et trouver une solution à la crise. Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, est attendu ce lundi à Téhéran, a annoncé dimanche le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei.
La visite du maréchal Munir et de sa délégation vise à renforcer la coopération bilatérale et à consolider "les efforts du Pakistan pour renforcer la paix et la sécurité dans la région", a déclaré Baghaei, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.
Munir s'entretiendra avec de hauts responsables iraniens au cours de son voyage, a-t-il ajouté.

Emboîtant le pas au chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, se rendra à Téhéran mardi. Il aura des entretiens avec des responsables iraniens, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères par l'intermédiaire de l'agence de presse IRNA.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré qu'Albusaidi rencontrerait le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, pour discuter des relations bilatérales et des questions régionales.
Cette visite s'inscrit dans le cadre des consultations politiques en cours entre les deux pays, qui sont tous deux des États riverains du détroit d'Ormuz.
L’intensification de la crise dans le Golfe affecte le marché des hydrocarbures. Les prix du pétrole ont chuté d'environ 1 % alors que les investisseurs attendaient une annonce américaine concernant de nouvelles sanctions contre l'Iran, les marchés évaluant l'impact potentiel de ces mesures sur les exportations de pétrole brut iranien et l'approvisionnement énergétique mondial.
Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) a chuté d'environ 1,3 %, à 85,93 dollars le baril, tandis que celui du Brent a reculé de 1,24 %, à 93,22 dollars.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, doit annoncer ces mesures plus tard dans la journée de lundi.
Lire aussi: Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise en visite à Téhéran lundi



















