La nouvelle était attendue depuis la victoire aux législatives du maire de Manchester et après des mois de dégringolade dans les sondages.
"Toutes les décisions que j'ai prises ont eu pour objectif de faire passer en premier le pays que j'aime. C'est pourquoi je vais démissionner de mon poste de chef du parti travailliste", a-t-il déclaré, la voix étranglée par les larmes.
Starmer, sous pression croissante pour quitter le pouvoir depuis la victoire de son rival Andy Burnham à une législative partielle la semaine dernière, était arrivé au pouvoir en juillet 2024.
Le très impopulaire chef du gouvernement britannique avait pourtant répété vendredi qu’il se battrait pour rester au pouvoir, avant de céder à la pression des députés du Labour au cours du week-end.
Andy Burnham, maire du Grand Manchester, est le grand favori à sa succession. Il doit être officiellement investi député lundi à Westminster – une étape indispensable pour prétendre à la direction du parti travailliste, puis prendre la tête du gouvernement.
Keir Starmer restera donc en poste jusqu'à la désignation de son successeur à la tête du Parti travailliste.

Un Premier ministre très impopulaire
Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2024, les attentes étaient énormes après 14 ans de gouvernements conservateurs.
Mais l’économie britannique n’a pas retrouvé de souffle. Le bilan de 10 ans de Brexit indique un pays en perte de vitesse. L’immigration illégale reste un sujet qui divise l’opinion publique et les accords avec la France pour renvoyer les migrants en situation irrégulière n’ont pas enrayé le nombre d’arrivées.
Keir Starmer paie également la nomination de Peter Mandelson, envoyé comme ambassadeur à Washington mais lié à Jeffrey Epstein.
Enfin, début mai, le Labour a enregistré une défaite aux élections locales au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, salue "un homme d'État" qui a "renforcé la sécurité de l'Europe".





















