MOYEN-ORIENT
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Frappes israéliennes au Liban: Amnesty appelle à enquêter pour "crimes de guerre"
Trois frappes israéliennes menées dans le sud du Liban en mars, qui ont tué une vingtaine de personnes, sont susceptibles de constituer des "crimes de guerre" et doivent "faire l'objet d'enquêtes", selon Amnesty International.
Frappes israéliennes au Liban: Amnesty appelle à enquêter pour "crimes de guerre"
"L'armée israélienne a anéanti des familles entières, dont une douzaine d'enfants, au Liban" selon Amnesty International

"En l'espace d'une semaine seulement, l'armée israélienne a anéanti des familles entières, dont une douzaine d'enfants, au Liban, faisant preuve d'un mépris flagrant pour la vie des civils", déplore Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe, citée dans une enquête publiée jeudi par l'ONG.

"La communauté internationale doit agir maintenant", juge-t-elle, enjoignant les États à "invoquer la compétence universelle et extraterritoriale dans le but d'enquêter sur les responsables présumés et de les poursuivre".

L'ONG a enquêté sur trois frappes israéliennes menées dans le sud du Liban les 6, 12 et 13 mars qui ont, selon Amnesty, coûté la vie à "24 civils, dont 12 enfants".

Le 6 mars, une frappe israélienne a touché une maison dans le district de Tyr, tuant huit civils d'une même famille, dont quatre femmes et trois enfants, rapporte l'ONG.

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Le 12 mars, neuf personnes, dont cinq enfants, ont été tuées dans le village d'Irkey, près de Saïda, dans une frappe israélienne sur des habitations où vivaient deux familles, poursuit l'organisation. 

Le 13 mars, Amnesty International recense sept personnes, dont six membres d'une même famille, tuées à Nabatiyé après une frappe sur une maison, parmi lesquelles quatre enfants âgés de 7 à 16 ans.

"Sur la base des éléments de preuve recueillis, Amnesty International a des motifs raisonnables de conclure que lors de chacune de ces frappes aériennes, les forces israéliennes ont commis des violations du droit international humanitaire", affirme l'ONG. 

A chaque fois, ces trois frappes constituaient "soit une attaque directe contre des civils ou un bien civil, soit une attaque menée sans discernement", tranche Amnesty.

"Dans les deux cas, (la frappe en question) doit faire l'objet d'une enquête en tant que crime de guerre".

Amnesty explique avoir enquêté à partir de témoignages, d'images satellites et de photos et vidéos. "Des chercheurs ont également passé en revue les réseaux sociaux israéliens et libanais" pour "comprendre le contexte" de chaque frappe, et "chercher d'éventuels éléments attestant de possibles liens entre les victimes et le Hezbollah".

SOURCE:TRT français et agences