Des commandants militaires américains s'inquiètent du transfert par le Pentagone d'armes de précision à longue portée de la région Asie-Pacifique vers le Moyen-Orient, d'après des responsables du Congrès cités par le New York Times jeudi.
Depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran fin février, les États-Unis ont utilisé environ 1 100 missiles de croisière furtifs à longue portée destinés à d'éventuelles opérations contre la Chine, ont indiqué ces responsables.
Plus de 1 000 missiles de croisière Tomahawk ont également été tirés, ainsi que plus de 1 200 missiles intercepteurs Patriot et plus de 1 000 missiles sol-air Precision Strike et ATACMS, ce qui a entraîné une baisse des stocks, selon des estimations internes du département de la Défense et des responsables du Congrès.
Le rapport indique que l'utilisation de munitions a contraint le Pentagone à transférer des armes d'Asie et d'Europe vers le Moyen-Orient, ce qui affecte la capacité de réaction régionale face aux menaces potentielles sur d'autres théâtres d'opérations.
Il ajoute que cette situation soulève des inquiétudes quant à la dépendance à l'égard de missiles coûteux et à la capacité de l'industrie de la défense à accroître sa production.
Le Pentagone n'a pas divulgué de chiffres précis sur l'utilisation des munitions lors des opérations récentes, tandis que des responsables de la Maison Blanche ont rejeté ces affirmations.
Des responsables du ministère de la Défense et du Congrès ont déclaré que le réapprovisionnement des stocks pourrait prendre des années au rythme de production actuel.















