POLITIQUE
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Une Française rapatriée du MV Hondius testée positive à l’hantavirus
Les autorités sanitaires ont également identifié 22 cas contacts en France, dans un contexte de vigilance renforcée autour du foyer épidémique apparu à bord du bateau.
Une Française rapatriée du MV Hondius testée positive à l’hantavirus
Une ambulance transportant la patiente évacuée du navire de croisière MV Hondius quitte l’aéroport du Bourget, au nord de Paris / AP

Une passagère française rapatriée du navire de croisière MV Hondius a été testée positive à l’hantavirus, a annoncé lundi la ministre de la Santé Stéphanie Rist. 

La ministre de la Santé a indiqué sur France Inter que l’état de santé de cette femme, placée à l’isolement avec quatre autres ressortissants français après leur rapatriement, s’était “malheureusement dégradé cette nuit”.

“Les tests sont revenus positifs”, a précisé Stéphanie Rist, confirmant ainsi le premier cas détecté parmi les passagers français du MV Hondius.

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Une surveillance sanitaire renforcée

Selon les autorités, 22 cas contacts ont été identifiés sur le territoire français. Ces personnes font désormais l’objet d’un suivi sanitaire étroit afin d’éviter toute propagation éventuelle du virus.

Les cinq Français rapatriés avaient été placés à l’isolement à Paris après leur retour du navire, où plusieurs cas suspects avaient déjà été recensés ces derniers jours.

Face à l’évolution de la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit présider une nouvelle réunion de crise lundi après-midi afin de faire le point sur les mesures sanitaires et le suivi des passagers potentiellement exposés.

Le MV Hondius est au cœur d’une alerte sanitaire internationale depuis la détection de plusieurs cas d’hantavirus parmi les passagers et membres d’équipage. Les autorités sanitaires enquêtent notamment sur une possible contamination liée au virus des Andes, une souche rare d’hantavirus connue pour sa capacité limitée de transmission interhumaine.

Les hantavirus sont transmis principalement par des rongeurs infectés, via l’inhalation de particules contaminées provenant de leurs excréments ou de leur salive.

Selon les souches, l’infection peut provoquer des atteintes rénales ou pulmonaires sévères. 

Les autorités sanitaires françaises rappellent toutefois que le risque de propagation à grande échelle reste considéré comme faible à ce stade.

SOURCE:TRT français et agences