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Déserts médicaux en France: 3 000 médecins juniors déployés
Dès ce lundi, 3 000 étudiants en médecine sont envoyés en renfort dans des régions où l’offre médicale est en berne. 30 % de la population française vit dans un désert médical.
Déserts médicaux en France: 3 000 médecins juniors déployés
Les syndicats de médecins généralistes ont défilé contre les encadrements de soins exigés par le gouvernement; ici en janvier 2025

Ils doivent être la solution pour ces régions où même un médecin généraliste est introuvable, ces villages où il faut faire 50 km pour espérer obtenir une ordonnance pour une angine ou son hypertension.

Ce sont des étudiants en médecine qui vont effectuer leur dernière année d’études sur le terrain, avec un médecin comme référent en cas de doute ou de question. Le maître de stage n’est pas forcément dans la pièce d’à côté, mais il doit être joignable.

Cette nouveauté fait partie de la réforme des études de médecine portée par la loi de financement de la sécurité sociale de 2022. Elle fait passer l'internat de médecine générale de 3 à 4 ans.

Cette année supplémentaire d’études pour devenir médecin généraliste n’a pas été bien acceptée par les étudiants mais le gouvernement a promis des primes et un salaire qui selon lui peut attirer les presque diplômés.

Ces médecins juniors seront payés 2 400 euros bruts par mois par les CHU dont ils dépendent, auxquels s’ajouteront diverses primes. Une prime est notamment prévue pour exercer dans un désert médical, ce qu’ont finalement choisi 80 % des docteurs juniors.

En RelationTRT Français - Désert médical en France: le fardeau sur les épaules des étudiants de médecine

Cette nouveauté va concerner de nombreux Français, car 30 % de la population habite en zone sous-dotée sur le plan médical, selon la DREES, le service statistique du ministère de la Santé, en 2024.

7 % de la population se trouve dans une zone présentant une offre de soins en médecine générale très insuffisante (4,7 millions de personnes) et 55 % de la population dans une zone où cette offre est insuffisante (36,9 millions). Et ce n’est pas uniquement un problème de zone rurale. Ainsi, en Île-de-France, 60 % de la population est concernée.

SOURCE:TRT français et agences