Dans un entretien au Monde, le ministre précise que 7.452 de ces procédures concernent des crimes pour lesquels un auteur présumé est identifié. Un premier état des lieux de ce travail est attendu le 14 juillet.
Ce réexamen a été engagé après le meurtre de l'adolescente Lyhanna, qui a conduit l'opposition à réclamer la démission du ministre et provoqué une vive contestation des magistrats, lesquels dénoncent un manque de moyens et refusent d'être tenus pour responsables des dysfonctionnements.

Gérald Darmanin reconnaît que la prise de conscience de la chaîne pénale concernant les violences faites aux enfants n'a pas atteint le niveau observé pour les violences faites aux femmes.
Il admet également un manque "structurel" de moyens, tout en estimant que l'inspection a aussi mis en évidence des "erreurs individuelles" dans le suivi du principal suspect de l'affaire Lyhanna, visé auparavant par plusieurs plaintes pour viols sur mineurs.
Réforme de la justice criminelle
Le ministre défend par ailleurs sa décision de retirer l'habilitation d'une magistrate du parquet d'Auch avant la fin de l'enquête administrative, affirmant avoir agi en tant que chef d'administration.
Ces déclarations interviennent alors que Gérald Darmanin présente à l'Assemblée nationale son projet de loi sur la justice criminelle, rejeté en commission.
Le texte, dont la mesure sur le plaider-coupable criminel a été retirée, prévoit notamment la création de 60 cours criminelles départementales supplémentaires afin d'accélérer le jugement des affaires de viol.

















