L’Assemblée populaire nationale algérienne (APN), chambre basse du Parlement, sera présidée, pour la première fois dans l’histoire du pays, par une femme, Khalida Boufedech. Elle est députée du Front de libération national (FLN). Elle a été élue ce mardi à la tête de cette institution législative.
Son élection est intervenue après l’installation de la nouvelle Assemblée issue du scrutin législatif du 2 juillet courant. Soutenue par sa formation politique et plusieurs autres partis siégeant à l’APN, Khalida Boufedech a récolté 302 voix à l’issue du vote. Elle devance largement ses deux concurrents, Amine Allouche, du parti de la mouvance islamique, avec 57 voix, et Rachid Hassani, du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), avec sept voix.
Sur les 407 députés que compte l’Assemblée algérienne, 366 ont participé au vote, qui s’est déroulé conformément au règlement intérieur de l’APN. Celui-ci dispose que le président de l’Assemblée est élu au scrutin secret en cas de pluralité de candidats.
Khalida Boufedech, née le 27 mai 1982, est, selon sa biographie, diplômée en médecine générale de l’Université d’Alger depuis 2008. En 2019, elle a obtenu un diplôme d’études spécialisées en allergologie et en immunologie clinique.
Elle avait entamé sa carrière professionnelle à l’Établissement public hospitalier d’Aïn Taya, dans l’est d’Alger, avant de rejoindre le Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Beni Messous, sur les hauteurs de la capitale algérienne.
Celle qui est désormais la troisième personnalité de l’État, selon la configuration institutionnelle en Algérie, a été nommée, en 2023, cheffe de service à la Direction de la santé de la wilaya d’Alger.
Avant d’être élue députée, Khalida Boufedech a exercé deux mandats en tant que membre élue de l’Assemblée populaire communale (APC) de Bordj El Bahri, dans l’est d’Alger, pour la période 2012-2017, puis de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Alger en 2021.
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