"Nous donnons à Israël 4 milliards de dollars par an, et nous avons conclu un accord il y a des mois selon lequel nous arrêterions", a expliqué le président américain lors d'une interview téléphonique sur la chaîne Fox News.
Il a assuré que le Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu était "d'accord".
"Israël est un pays très prospère. Ils n'en ont pas besoin", a poursuivi le milliardaire républicain, avant d'ajouter : "Nous aiderons Israël s'ils en ont besoin."
L'annonce de Trump est survenu le jour des élections de mi-mandat aux États-Unis, et alors que des législatives viennent de se tenir en Israël.
Ni le bloc de Benjamin Netanyahu, qui avait reçu le soutien appuyé de Donald Trump, ni celui de son principal rival, Gadi Eisenkot, ont obtenu une majorité à l'issue de ce scrutin.
Gadi Eisenkot a estimé mardi que cette annonce du président américain montrait qu'il fallait que Benjamin Netanyahu "s'en aille".
"Le fait que l'appareil défensif israélien apprenne ce changement dans nos relations stratégiques par les médias, en même temps que le public israélien, montre à quel point la conduite de Benjamin Netanyahu est dangereuse. On ne peut plus lui faire confiance et il doit être remplacé", a déclaré Eisenkot dans un communiqué sur X.
Cette assistance américaine à la sécurité d'Israël porte sur un montant de 38 milliards de dollars sur dix ans, dont 33 milliards en financements pour l'achat d'armements et 5 milliards pour la défense anti-missile.
L'assistance américaine à la sécurité d'Israël avait commencé en 2019, et avait été signée trois ans auparavant par le prédécesseur de Donald Trump, le démocrate Barack Obama.
Benjamin Netanyahu a, par le passé, exprimé son souhait de mettre fin à la dépendance d'Israël au soutien financier de son allié américain.
En mai, il avait dit à la chaîne américaine CBS qu'il entendait faire passer ce soutien à "zéro".
Il n'était pas immédiatement clair quand cette aide à Israël prendrait effectivement fin ou serait restructurée, ni quelle sera la réaction du Congrès.
El-Sayed dans le viseur
Les déclarations du dirigeant républicain surviennent alors que les Américains avaient commencé à voter lors d'élections aux allures de référendum pour Donald Trump, sur fond de mécontentement face à la hausse du coût de la vie et la guerre au Moyen-Orient, plus de huit mois après son déclenchement par une attaque israélo-américaine contre l'Iran.
En annonçant la suppression de l'aide à Israël, Trump avait bien cela en tête.
Interrogé par Fox News pour savoir pourquoi il faisait cette annonce, il a répondu : "Pourquoi devrions-nous subir les attaques d'insensés comme cet El-Sayed alors qu'ils (Israël) n'en ont pas besoin ? Cela envoie un très mauvais message."
Une référence à Abdul El-Sayed, qui était candidat démocrate dans le Michigan opposé au républicain Mike Rogers, et devenu le premier sénateur musulman aux États-Unis lors des élections de mi-mandat.
Le débat autour du soutien à Israël, qui divise dans les rangs démocrates comme républicains, fait rage dans cet État industriel du nord des États-Unis, où se trouve une importante communauté musulmane. El-Sayed a été très critiqué pour ses positions pro-palestiniennes par le camp républicain.





















