Le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE a déploré mercredi l’absence d’invitation américaine pour les prochaines élections de mi-mandat.
“Cette décision n’est pas conforme aux engagements” pris par les États-Unis en tant que membre de l’OSCE, a déclaré le BIDDH dans un communiqué.
“Il s’agira des premières élections fédérales américaines depuis le début de l’observation de l’OSCE dans le pays pour lesquelles l’Organisation n’a pas reçu d’invitation”, a-t-il précisé.

Douze élections fédérales observées depuis 2002
Depuis 2002, l’OSCE affirme avoir observé douze élections fédérales aux États-Unis, dont six élections de mi-mandat. Ces missions réunissent généralement des parlementaires et des experts issus des pays membres de l’organisation, notamment d’Europe, d’Asie centrale et d’Amérique du Nord.
Leurs travaux donnent lieu à des évaluations portant notamment sur le déroulement des scrutins et le respect des engagements pris par les États participants en matière d’élections démocratiques.
“Je regrette profondément la décision prise par les États-Unis”, a déclaré Pere Joan Pons, président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE.
Le BIDDH a estimé que l’absence d’invitation constituait une “première” et marquait un “éloignement significatif d’une pratique démocratique bien établie”.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et certaines institutions internationales. En décembre, les États-Unis avaient notamment demandé à l’OSCE de réduire son budget annuel d’au moins 15 millions d’euros d’ici à la fin de 2026.
Les élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre, permettront de renouveler l’ensemble de la Chambre des représentants ainsi qu’une partie du Sénat américain.























