Ce samedi, Israël a ciblé la banlieue sud de Beyrouth. Vendredi, trois Casques bleus ont par ailleurs été blessés dans une explosion à l'intérieur d'une installation de l'ONU près d'El Adeisse (sud). La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a précisé que ces soldats, dont deux ont été grièvement blessés, sont de nationalité indonésienne.
Quelques jours plus tôt, trois autres Casques bleus indonésiens ont perdu la vie, également dans le sud du pays, où Israël et le Hezbollah s'affrontent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Depuis le 2 mars, Israël pilonne le pays et a entamé une invasion terrestre dans le sud. Ces massacres ont tué 1 368 personnes, dont 125 enfants, selon le dernier bilan officiel, et fait plus d'un million de déplacés.
Tôt ce samedi, l'armée israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir frappé Beyrouth, des journalistes ayant fait état d'au moins deux bombardements dans la banlieue sud de la ville, avec de puissantes explosions et des panaches de fumée.

Ponts ciblés
Dans ce conflit, l'armée israélienne vise aussi les ponts enjambant le fleuve Litani, afin de couper une partie du sud du Liban du reste du pays, selon des experts militaires.
Dernière attaque de ce type en date, "des avions de guerre israéliens ont visé vendredi le pont qui relie Sohmor à Machghara, entraînant sa destruction", a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Israël a déjà détruit cinq ponts sur le Litani, situé à 30 km au nord de la frontière, région où il veut instaurer ce qu'il présente comme une "zone de sécurité".
Également à Sohmor, deux personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans une frappe israélienne survenue "alors que des fidèles quittaient la mosquée de la ville" après la prière du vendredi, selon le ministère libanais de la Santé.
Concernant les trois Casques bleus indonésiens blessés, l'origine de l'explosion dont ils ont été victimes est, pour l’heure, inconnue.
L'armée israélienne a accusé le Hezbollah d'avoir tiré une roquette.
Quant à leurs trois compatriotes tués quelques jours plus tôt, l'un a été victime dimanche d'un tir d'un char israélien, et deux autres d'une explosion le lendemain qui pourrait être due à une mine, selon une source sécuritaire de l'ONU.
Vendredi après-midi, des frappes avaient déjà visé la banlieue sud de Beyrouth. Non loin de ces zones, des Libanais chrétiens ont assisté à l'office du Vendredi saint.
Alors que l'ONU et les autorités libanaises ont mis en garde contre une nouvelle occupation du sud du Liban, plusieurs frappes ont visé vendredi la région de Tyr, selon l'agence Ani.
Les troupes israéliennes ont également détruit, ajoute l'agence, les dernières habitations restantes dans plusieurs villages frontaliers, déjà largement rasés lors de la précédente guerre en 2024.
En parallèle, le Hezbollah a annoncé une série d'attaques contre des cibles israéliennes sur le sol libanais et de l'autre côté de la frontière.













