MOYEN-ORIENT
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Attaques des Houthis contre l’aéroport de Riyad: vague de condamnations internationales
Des pays arabes, le Pakistan, les États-Unis et les Nations Unies ont condamné les attaques du groupe houthi contre l'Arabie saoudite, en particulier les attaques visant l'aéroport international du Roi Khalid à Riyad, mettant en garde contre leurs répercussions sur la sécurité et la stabilité de la région.
Attaques des Houthis contre l’aéroport de Riyad: vague de condamnations internationales
Des personnes rassemblées à l'extérieur d'une station de métro sur la route menant à l'aéroport international du roi Khaled à Riyad, en Arabie saoudite, le 10 octobre 2026. / AP

Ce dimanche 11 octobre 2026, l'Arabie saoudite a annoncé dans un communiqué la mort de 12 personnes et un bilan de 309 blessés à la suite de l'attaque qui a visé, samedi, l'aéroport international du roi Khaled dans la capitale, Riyad.

L'Autorité générale de l'aviation civile saoudienne a déclaré que "l'attaque brutale qui a visé l'aéroport international Roi Khaled à Riyad samedi après-midi a entraîné la mort de 12 personnes".

Elle a ajouté que les victimes comprennent " quatre citoyens (saoudiens) et des résidents de nationalités suivantes : deux de nationalité bangladaise, un Américain, un Égyptien, un Jordanien, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais".

Le Qatar, Bahreïn, l'Égypte, la Jordanie, la Palestine, ainsi que le Pakistan, les États-Unis et les Nations unies ont officiellement condamné ces attaques, appelant à l'arrêt des agressions et au respect du droit international.

Le ministère qatari des Affaires étrangères considère qu'il s'agit d'une violation grave de la souveraineté saoudienne et d'une menace directe pour la sécurité de la région, la sûreté des civils, les biens civils et la navigation aérienne, affirmant la solidarité totale de Doha avec Riyad.

De son côté, l'Égypte a vivement condamné ces attaques, les qualifiant de violation manifeste du droit international et d'atteinte à la sécurité des civils. Elle a également souligné son rejet des actes susceptibles de déstabiliser la région.

Dans le même ordre d'idées, la Jordanie a rejeté l'attaque contre l'aéroport, la qualifiant de violation de la souveraineté saoudienne, de menace pour sa sécurité et sa stabilité, ainsi que de transgression du droit international et de la Charte des Nations unies. Elle a affirmé sa solidarité avec le Royaume dans les mesures prises pour protéger sa sécurité, ses citoyens et les résidents sur son sol.

Bahreïn a, pour sa part, dénoncé la poursuite des attaques qu'il a qualifiées de terroristes, estimant que la frappe contre l'aéroport du roi Khaled représente une grave escalade et prolonge une attaque antérieure qui avait déjà visé le même aéroport deux jours plus tôt. Le pays a également mis en garde contre les conséquences de ces agressions sur la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés s'est également insurgé contre les attaques visant l'Arabie saoudite, qui ont fait des morts et des blessés, affirmant la solidarité pleine et entière de la Palestine avec le Royaume et son soutien aux mesures prises pour préserver sa sécurité, sa souveraineté et protéger ses citoyens et résidents.

Dans une position similaire, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a qualifié l'attaque d'"odieuse", affirmant que le ciblage des civils et des infrastructures vitales est inacceptable et constitue une grave menace pour la paix et la stabilité régionales. Il a appelé à l'arrêt immédiat de ces actes.

Washington envisage une riposte

Le secrétaire général des Nations unies a vivement condamné l'attaque menée par les Houthis contre l'aéroport international du roi Khaled, tandis que le président américain Donald Trump a déclaré que l'attaque contre l'Arabie saoudite "est terrible", indiquant que Washington envisagerait de se joindre aux frappes saoudiennes contre les Houthis et qu'une décision serait prise à ce sujet.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que son pays condamnait fermement les attaques qui ont visé l'Arabie saoudite ces derniers jours, mentionnant la mort d'un citoyen américain. Il a affirmé que ces attaques témoignent d'un "mépris flagrant pour la vie des civils innocents" et appelé à leur cessation immédiate.

L'Autorité générale de l'aviation civile saoudienne avait annoncé, samedi, la suspension temporaire des opérations à l'aéroport international du roi Khaled. Elle a indiqué s'efforcer d'établir le bilan de l'attaque, sans préciser qui en était responsable ni la nature des armes utilisées.

Cet incident est survenu un jour après l'annonce par l'Autorité de la mort de trois citoyens et de plusieurs blessés à la suite de deux attaques menées jeudi contre des installations de l'aéroport et un avion de la compagnie Saudia. Le groupe houthi avait, le même jour, revendiqué des attaques menées à l'aide de missiles balistiques et de missiles de croisière contre l'aéroport du roi Khaled, l'aéroport de Najran et une base aérienne dans la province de Khamis Mushait.

Auparavant, des incidents similaires avaient visé les aéroports internationaux d'Abha et du roi Khaled mardi et mercredi. Selon les autorités saoudiennes, ces attaques avaient fait trois morts parmi les résidents de nationalités marocaine, algérienne et soudanaise, ainsi que 36 blessés.

La compagnie EgyptAir a annoncé la suspension temporaire de ses vols au départ des aéroports du Caire et d'Alexandrie à destination de Riyad, précisant que leur reprise dépendrait du rétablissement des opérations et de la coordination avec les autorités saoudiennes de l'aviation civile.

Ces événements interviennent dans le contexte d'une escalade militaire amorcée en juillet 2026, la plus importante depuis la période de calme relatif qui a suivi la trêve entre le gouvernement yéménite et les miliciens houthis en avril 2022.

Le Yémen est en guerre depuis la prise de contrôle de la capitale Sanaa et de plusieurs provinces par les Houthis en septembre 2014, avant l'intervention d'une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite en mars 2015, en soutien au gouvernement yéménite.

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SOURCE:TRT français et agences