“Sur instruction du président Trump, les États-Unis, aux côtés de Bahreïn et de nos partenaires du Golfe – l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar – ont rédigé une résolution soumise au Conseil de sécurité de l’ONU pour défendre la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz”, a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio dans un communiqué.
Selon Rubio, cette initiative intervient alors que “la République islamique d’Iran continue de prendre l’économie mondiale en otage avec ses efforts pour fermer le détroit d’Ormuz, ses menaces contre les navires dans le détroit, la pose de mines marines mettant en danger la navigation et ses tentatives d’imposer des péages sur la voie maritime la plus importante du monde”.
“Le projet de résolution exige que l’Iran cesse les attaques, le minage et tout péage”, a ajouté Rubio, précisant qu’il “demande également à l’Iran de révéler le nombre et l’emplacement des mines marines qu’il a posées et de coopérer aux efforts visant à les retirer, tout en soutenant la mise en place d’un corridor humanitaire”.
“Les États-Unis espèrent que cette résolution sera soumise au vote dans les prochains jours et obtenir le soutien des membres du Conseil de sécurité ainsi que d’un large nombre de coparrains”, a-t-il poursuivi.

Devant des journalistes à la Maison Blanche, Rubio a en outre qualifié ce projet de résolution de “véritable test pour l’ONU (…) en tant qu’institution”.
“L’ONU était censée être un lieu permettant de résoudre pacifiquement les conflits mondiaux”, a-t-il dit, critiquant sans le nommer l’Iran pour avoir “pris illégalement et criminellement le contrôle d’une voie maritime internationale, attaqué des navires commerciaux et placé des mines dans les eaux”.
Les tensions régionales se sont intensifiées depuis les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, déclenchant des représailles de Téhéran et des perturbations dans le détroit d’Ormuz.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril grâce à une médiation pakistanaise, mais les discussions menées à Islamabad n’ont pas permis d’aboutir à un accord durable. La trêve a ensuite été prolongée par le président américain Donald Trump sans échéance précise.
Depuis le 13 avril, les États-Unis imposent un blocus naval visant le trafic maritime iranien dans ce détroit stratégique.













