Parmi les victimes de ces frappes figurent une femme tuée et trois enfants qui ont été blessés, a indiqué le ministère libanais de la Santé.
Des frappes israéliennes ont visé lundi plusieurs localités du sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani).
L'armée israélienne prétexte frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans le sud du pays ainsi que dans la vallée de la Bekaa (est).
Elle a affirmé avoir notamment "détruit au cours des derniers jours plus de 50 infrastructures dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.
Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans le sud, notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

Depuis le début de la trêve au 17 avril, les frappes israéliennes ont tué au moins 40 personnes au Liban. Quatorze personnes avaient été tuées dimanche.
Le Liban accuse Israël de violer ce cessez-le-feu prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.
Selon Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé lundi devant des gradés.
Les forces israéliennes ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.
“Pas une trahison”
Le président libanais Joseph Aoun et le Hezbollah ont pour leur part échangé lundi des accusations au sujet des négociations directes entre Israël et le Liban, auxquelles le groupe pro-iranien est opposé.
"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".
"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il lancé à l'adresse du Hezbollah.
Le chef de celui-ci, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".
Le Hezbollah, qui se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.
Il a ajouté que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.
Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué plus de 2.520 personnes et fait plus de 7.800 blessées au Liban, selon le ministère de la Santé.
Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.

















