Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine d'autres blessées au cours des dernières 24 heures dans des frappes russes en Ukraine, ont annoncé mardi les autorités, peu après des pourparlers du président Volodymyr Zelensky avec ses alliés à Londres.
"Incapable d'atteindre ses objectifs sur le champ de bataille, la Russie intensifie ses actes de terreur contre les civils", a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, appelant à "intensifier la pression" sur Moscou.
Plus de quatre ans après le début de l'offensive russe de l'Ukraine, les bombardements se poursuivent de manière quasi quotidienne des deux côtés du front et les négociations diplomatiques sont au point mort.
A Tchougouïv, dans la région de Kharkiv, une frappe russe a tué une femme enceinte de 22 ans ainsi que deux hommes de 56 et 70 ans, a indiqué mardi sur Telegram le gouverneur régional Oleg Synegoubov.
A Kharkiv même, la deuxième ville d'Ukraine située à proximité de la frontière avec la Russie, une attaque a fait 15 blessés, a-t-il ajouté.
Les services d'urgence ont publié des images d'immeubles et de voitures en proie à un incendie.
Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a tiré un total de 166 drones à longue portée et deux missiles au cours de la nuit, dont 146 drones ont été interceptés.
Le service des Situations d'urgence a aussi revu à la hausse le bilan d'une frappe russe survenue lundi à Zaporijjia, grande ville du sud de l'Ukraine, qui a fait désormais deux morts et 32 blessés.
Une personne a aussi été tuée dans la région de Soumy (nord), une autre dans celle de Nikopol (sud) et une troisième dans celle de Kherson (sud) au cours de la journée de lundi.
L'Ukraine a demandé à ses alliés occidentaux de lui fournir davantage de moyens de défense antiaérienne pour parer aux frappes russes.
Le président Volodymyr Zelensky a notamment demandé fin mai dans une lettre adressée à son homologue américain Donald Trump de fournir à Kiev davantage de missiles Patriot, une arme coûteuse dont les stocks américains ont été affectés par la guerre au Moyen-Orient.
Réunis à Londres ce week-end, les dirigeants britannique Keir Starmer, français Emmanuel Macron et allemand Friedrich Merz ont assuré soutenir un "dialogue direct" entre Kiev et Moscou pour mettre fin à la guerre.





















