Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a mis en garde, ce mardi, contre des attaques visant les infrastructures civiles et énergétiques iraniennes, soulignant que de telles actions pourraient déclencher une dangereuse spirale de représailles.
S'exprimant sur France Info, Barrot a déclaré que Paris "continue de s'opposer" à toute frappe contre des cibles non militaires, insistant sur le fait qu'elles sont interdites par le droit international et les règles de la guerre.
Il a averti que cibler le secteur énergétique iranien pourrait déclencher une "nouvelle phase d'escalade des représailles", plongeant la région et l'économie mondiale dans une crise de plus en plus grave.
Craintes énergétiques et pression diplomatique
Barrot a, en outre, mis en avant les risques économiques immédiats, notant que les prix des carburants augmentent déjà dans un contexte de tensions. Toute nouvelle attaque contre les infrastructures iraniennes, a-t-il déclaré, risquerait de provoquer des représailles et d'aggraver l'instabilité des marchés.
La France et ses partenaires européens cherchent à éviter d'être entraînés dans un conflit plus large, tout en soutenant les efforts de médiation régionale pour contenir la crise.
Barrot a également réitéré son opposition aux précédentes interventions militaires américano-israéliennes, affirmant qu'elles manquaient d'objectifs clairs et violaient le droit international.











