Le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane (PS), se présente à l'élection présidentielle de 2027 comme un candidat "qui fédère" la gauche non mélenchoniste. "Depuis que je suis en responsabilité, j'ai pris conscience de notre force, j'ai pris conscience que nous étions majoritaires à vouloir une France humaine, forte, qui protège, qui sécurise", a expliqué le socialiste dans la matinale de France Inter ce mardi matin.
Cette candidature officielle vient bousculer les projets de Raphaël Glucksmann, de Place publique, qui réfléchit à se présenter avec le soutien du Parti socialiste.
La primaire à gauche a du plomb dans l’aile
Cette candidature s’inscrit en opposition à La France insoumise et à son leader Jean-Luc Mélenchon. S’il en fallait une preuve, elle éloigne un peu plus la perspective d’un front commun de la gauche lors de l’élection présidentielle de 2027.
Mais la gauche qui se dit anti-LFI n’est pas forcément unie. Le projet de primaire pour choisir un candidat unique a vécu, il est rejeté par la plupart de la gauche.
Au Parti socialiste, d’autres personnalités envisagent également de se lancer dans la compétition, comme l’ancien président de la République François Hollande ou Raphaël Glucksmann, de Place publique, qui réfléchit à se présenter avec le soutien du Parti socialiste.

À cette liste s’ajoutent Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, ainsi que les députés Boris Vallaud et Jérôme Guedj, qui ont dit s’intéresser à une candidature.
Il faut également compter sur la candidature de Marine Tondelier pour Les Écologistes, de Fabien Roussel pour le Parti communiste français, sans oublier les candidats d’extrême gauche Nathalie Arthaud et Philippe Poutou.
Enfin, le nom de l’ancien leader de la CFDT, Laurent Berger, revient régulièrement dans les discussions politiques, comme le signe d’une union toujours difficile à construire à gauche à moins de deux ans de l’élection présidentielle.
Mais que la gauche se rassure, la droite connaît elle aussi une multiplication des candidatures. On compte déjà 26 candidatures déclarées à la magistrature suprême.



















