“Aucune occupation, aucune forme de colonisation, ni ici, ni en Cisjordanie, ni ailleurs, ne saurait assurer la sécurité de qui que ce soit“, a déclaré le président français en marge d’une exposition consacrée à la cité millénaire de Byblos à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris.
Le ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé assistait à l'événement.
Israël lance - depuis l’entrée du Hezbollah dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars courant pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei - des frappes aériennes massives sur le Liban en plus d’avancées terrestres dans une zone tampon le long de la frontière, qui ont fait au moins 1.039 morts selon le dernier bilan officiel.
“A l’heure du fracas entre les religions, à l’heure où quelques-uns voudraient nous pousser à l’escalade des guerres, à l’heure où quelques autres voudraient nous faire croire que la sécurité ne peut être assurée que par l’envahissement du voisin qui fait peur, le Liban ne rappelle qu’une chose, la force de l’universalisme”, a-t-il ajouté, en citant la “force du droit international”.
L’exposition de Byblos dit “beaucoup de ce qu’est le destin du Liban”, “résister face aux empires”, a-t-il ajouté, et face à la “guerre”, qui a profondément perturbé l’arrivée des œuvres présentées à Paris.
“Byblos, cité millénaire”, qui débute à partir de ce mardi et s’étend jusqu’au 23 août, plonge dans l’histoire de cette ville méditerranéenne considérée comme “le plus vieux port du monde” puisqu’elle est habitée depuis 6.900 ans avant Jésus-Christ.
L’exposition présente quelque 400 pièces, dont la grande majorité viennent du Liban et une petite partie du Louvre.
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