Samir Ousman Alsheikh, qui dirigeait la tristement célèbre prison d'Adra sous le régime de Bachar al-Assad, a été reconnu coupable d'y avoir "commis des atrocités en matière de droits humains en Syrie, y compris pour faire taire des opposants politiques", en "ordonnant et participant à la torture de prisonniers", détaille le communiqué.
Trois anciennes victimes ont notamment témoigné, lors du procès, des sévices qu'elles avaient endurées, ainsi que des actes de torture subis par d'autres prisonniers.
"La condamnation prononcée dans cette affaire est un hommage au courage de ses victimes", a souligné le procureur général adjoint des Etats-Unis, A. Tysen Duva, cité dans le communiqué.
Alsheikh a aussi été condamné pour "fraude en matière de visa" et "tentative de fraude à la naturalisation".
L'homme, aujourd'hui âgé de 74 ans, était arrivé aux États-Unis en 2020, puis il avait demandé la nationalité américaine en 2023. Il avait été arrêté et inculpé en juillet 2024 à Los Angeles pour avoir menti aux autorités américaines sur son passé afin d'obtenir un titre de séjour.
"Les auteurs de violations des droits de l'homme qui viennent aux États-Unis ne trouveront ici aucun refuge. Nous les retrouverons, et ils seront poursuivis et punis pour leurs crimes odieux", a encore soutenu Duva.
Bachar al-Assad, qui a dirigé la Syrie pendant près de 25 ans, a fui en Russie après que des groupes anti-régime ont pris le contrôle de Damas le 8 décembre 2024, mettant fin au régime du parti Baath, au pouvoir depuis 1963.
La prise de pouvoir a eu lieu après une offensive éclair des combattants de Hayat Tahrir al-Cham, qui ont conquis des villes clés en moins de deux semaines.
Après la déroute, les portes de nombreuses prisons syriennes avaient été ouvertes par les forces d’opposition, dont celle de Saydnaya, au nord de Damas.
Les images de prisonniers hagards et décharnés, certains portés par des camarades car trop faibles pour s'extraire de leurs cellules, avaient alors fait le tour du monde.





















